
Le compte à rebours est lancé. À moins de deux mois du 31 décembre 2026, les entreprises, commerces, restaurants, syndics et copropriétés dont les contrats d'électricité ou de gaz arrivent à échéance en fin d'année doivent vérifier leurs conditions de renouvellement.
Dans un contexte de hausse des prix de l'énergie et de tensions sur les marchés, attendre les dernières semaines pour renégocier peut avoir des conséquences financières importantes.
Le principal danger : la tacite reconduction. Certains contrats prévoient un renouvellement automatique si le client ne manifeste pas sa volonté de les arrêter dans les délais impartis. Or, selon les conditions contractuelles, la date limite pour éviter cette reconduction peut intervenir plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant le 31 décembre.
Pour les professionnels dont le contrat d'électricité ou de gaz arrive à échéance le 31 décembre 2026, le temps disponible pour engager une renégociation dépend des clauses prévues par leur fournisseur.
Contrairement à une idée reçue, la date d'échéance du contrat ne correspond pas nécessairement à la date limite pour demander sa non-reconduction.
En effet, certains fournisseurs imposent un délai de préavis qui doit être respecté pour éviter un renouvellement automatique.
Un contrat arrivant à échéance le 31 décembre peut donc nécessiter une notification de non-reconduction dès septembre, octobre ou novembre, selon les conditions souscrites.
Pour les professionnels qui n'ont pas encore engagé leurs démarches, la priorité est de vérifier immédiatement leur contrat et les possibilités de renégociation encore ouvertes.
La tacite reconduction est une clause contractuelle permettant le renouvellement automatique d'un contrat à son échéance, sans nouvelle signature, selon les conditions initialement prévues.
Si aucune demande de non-renouvellement n'est effectuée dans les délais, le professionnel peut être engagé pour une nouvelle période contractuelle.
Cette situation peut entraîner plusieurs conséquences :
Une reconduction automatique n'entraîne pas systématiquement une hausse des tarifs. En revanche, elle peut conduire un professionnel à accepter une nouvelle période d'engagement sans avoir préalablement étudié les conditions du marché.
L'enjeu est donc d'éviter de subir un renouvellement non anticipé plutôt que de négocier librement son prochain contrat.
Les délais de préavis ne sont pas identiques chez tous les fournisseurs d'électricité et de gaz.
Ils dépendent notamment des conditions générales et particulières de vente, de la durée d'engagement et des modalités de reconduction prévues au contrat.
Pour une échéance fixée au 31 décembre 2026, voici plusieurs exemples indicatifs :

Au 3 novembre 2026, certains professionnels ayant un préavis de deux ou trois mois ont donc déjà dépassé leur date limite contractuelle.
Cela ne signifie pas nécessairement qu'aucune solution n'existe. Les possibilités de renégociation, de modification ou de sortie du contrat doivent toutefois être examinées au cas par cas.
Il est également essentiel de vérifier les modalités de notification exigées par le fournisseur afin de conserver une preuve de la démarche effectuée.
Les marchés de l’énergie connaissent une nouvelle période de fortes hausses, alors que les professionnels dont les contrats arrivent à échéance le 31 décembre 2026 disposent de moins de deux mois pour négocier leurs nouvelles conditions tarifaires.
D’après les dernières cotations du marché de gros de l’électricité, le CAL27 a atteint 128,16 €/MWh au 30 octobre 2026, contre 94,36 €/MWh quatre semaines auparavant.
Cela représente une augmentation de 35,8 % en quatre semaines, dont 9,1 % sur la dernière semaine.
Le marché de l’électricité à court terme connaît également de fortes tensions. Entre le 26 octobre et le 1er novembre, le prix spot français a atteint une moyenne de 222 €/MWh, avec un pic à 266,72 €/MWh le 29 octobre.
Ces hausses s’expliquent notamment par l’augmentation du prix du gaz, les conditions météorologiques, la faiblesse de la production éolienne et les tensions sur la disponibilité du parc nucléaire.
Le marché européen du gaz connaît également une forte progression.
Au début du mois de novembre 2026, le TTF, principal indice de référence du marché européen du gaz, atteignait 103,94 €/MWh, franchissant à nouveau le seuil des 100 €/MWh, une première depuis 2022.
Cette hausse intervient dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les incertitudes sur les approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL) et la diminution des stocks européens à l’approche de l’hiver.
Ces éléments exercent une pression sur les coûts d’approvisionnement des fournisseurs et influencent les conditions tarifaires proposées aux professionnels.
Pour les entreprises, commerces, restaurants et copropriétés dont les contrats d’électricité ou de gaz arrivent à échéance le 31 décembre 2026, il est essentiel d’engager rapidement les négociations.
En seulement quatre semaines, le prix de référence CAL27 de l’électricité a augmenté de 35,8 %, illustrant la rapidité avec laquelle les marchés évoluent.
Lorsqu’ils établissent leurs offres, les fournisseurs prennent en compte les prix de marché, les coûts d’approvisionnement, les obligations réglementaires ainsi que les composantes de risque liées notamment à la proximité de l’échéance contractuelle.
En pleine période hivernale, ces éléments peuvent entraîner des conditions tarifaires moins avantageuses pour les professionnels qui négocient dans l’urgence.
À cela s’ajoutent les évolutions des taxes et des coûts d’acheminement, qui pèsent également sur le montant final des factures.
Attendre les dernières semaines avant le 31 décembre, c’est donc s’exposer aux fluctuations du marché tout en réduisant le temps disponible pour mettre les fournisseurs en concurrence.
Il est ainsi indispensable de vérifier dès maintenant les conditions de renouvellement de son contrat et de comparer les offres disponibles, en tenant compte du budget énergétique global et pas uniquement du prix du kWh, afin d’éviter une tacite reconduction non anticipée.
Pour les professionnels concernés par cette échéance, plusieurs vérifications sont indispensables.
Identifier sa date d'échéance, la clause de tacite reconduction, le délai de préavis et les éventuelles indemnités de résiliation.
Lorsque le délai contractuel le permet encore, effectuer les démarches nécessaires dans les formes exigées par le fournisseur.
Si le délai est dépassé, vérifier les solutions contractuelles encore envisageables avant toute nouvelle souscription.
Une étude comparative permet d'analyser les prix de fourniture, les abonnements, les durées d'engagement, les modalités d'évolution tarifaire et le budget annuel estimé.
En cas de changement de fournisseur, il est important de coordonner la nouvelle souscription avec la fin de l'engagement précédent afin d'éviter tout chevauchement contractuel ou frais imprévus.
Votre contrat d'électricité ou de gaz arrive à échéance le 31 décembre 2026 et vous n'avez pas encore engagé sa renégociation ?
Energies Assist accompagne gratuitement les entreprises, commerces, restaurants, syndics et copropriétés dans l'analyse et la négociation de leurs contrats d'énergie.
Notre accompagnement comprend :
Pour les copropriétés, Energies Assist peut également intervenir gratuitement en réunion de conseil syndical ou en assemblée générale afin de présenter les études réalisées et de répondre aux questions des copropriétaires.
Votre échéance approche ? Ne laissez pas votre contrat se renouveler sans avoir vérifié vos possibilités de négociation.
Transmettez-nous votre contrat et votre dernière facture pour bénéficier d'une première analyse gratuite et sans engagement.
Découvrez tous nos autres articles de blog sur le sujet.