Transition énergétique

COP31 2026 : l'électrification au cœur des priorités

October 2026
3 mn

COP31 2026 : la France veut accélérer l’électrification et la transition énergétique mondiale

La COP31 se tiendra du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie. Pour cette nouvelle conférence internationale sur le climat, l’électrification figure parmi les priorités de la présidence turque. L’objectif proposé est de porter à 35 % la part de l’électricité dans la consommation finale mondiale d’énergie d’ici 2035. La France souhaite aller plus loin en faisant de cette ambition un sujet de négociation officielle entre les États.

COP31 : l’électrification au cœur des discussions climatiques

La 31e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur les changements climatiques doit accorder une place importante à la transformation des usages énergétiques.

La présidence turque défend notamment une accélération de l’électrification afin de réduire progressivement la consommation directe de pétrole, de gaz et de charbon.

Cette orientation concerne plusieurs secteurs : transports, bâtiments, industrie et activités utilisant encore largement des combustibles fossiles.
Le développement des usages électriques pourrait contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à condition d’être accompagné d’une production d’électricité suffisamment décarbonée.

Pour les États, l’enjeu consiste également à adapter les infrastructures et les capacités de production aux nouveaux besoins.

Objectif 2035 : porter l’électrification mondiale à 35 %

L’une des initiatives phares de la COP31 est baptisée « 35 by 35 ».
Elle vise à porter à 35 % la part de l’électricité dans la consommation finale mondiale d’énergie d’ici 2035, contre un niveau légèrement supérieur à 20 % aujourd’hui.

Cette ambition traduit la volonté d’accélérer le remplacement de certains usages fossiles par des équipements électriques.

Dans les transports, elle pourrait notamment accompagner le développement des véhicules électriques.
Dans les bâtiments, elle concerne les systèmes de chauffage, les pompes à chaleur et certains équipements techniques.
Dans l’industrie, elle pourrait soutenir l’électrification des procédés compatibles avec cette transformation.

Il s’agit toutefois d’un objectif volontaire proposé dans le cadre de l’agenda d’action de la COP31, et non d’une obligation internationale déjà adoptée.

La France souhaite une décision officielle sur l’électrification

La France défend une approche plus ambitieuse que la seule multiplication des engagements volontaires.

Elle souhaite que l’électrification propre figure dans les décisions négociées et adoptées lors de la COP31.
Cette orientation vise à renforcer la visibilité des politiques énergétiques et à encourager les investissements nécessaires au développement des infrastructures.

Une décision internationale pourrait ainsi adresser un signal politique aux gouvernements, aux industriels et aux investisseurs.
Elle ne signifierait toutefois pas automatiquement l’adoption d’obligations identiques pour chaque pays : la portée juridique dépendrait du texte effectivement négocié.

Pourquoi l’électrification doit-elle s’accompagner d’une production bas-carbone ?

Remplacer les équipements fonctionnant au pétrole, au gaz ou au charbon par des solutions électriques ne garantit pas, à lui seul, une réduction des émissions.

Les bénéfices climatiques dépendent également de la manière dont l’électricité est produite.
Si les besoins supplémentaires sont couverts principalement par des centrales fortement émettrices, les gains environnementaux peuvent être limités.

À l’inverse, une production reposant davantage sur le nucléaire, l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire et les autres sources bas-carbone peut renforcer l’intérêt climatique de l’électrification.
La transition énergétique suppose donc de développer conjointement les usages électriques, les capacités de production et les infrastructures.

Réseaux électriques et stockage : des investissements indispensables

L’augmentation de la demande d’électricité nécessitera d’importants investissements dans les réseaux.
Les infrastructures devront être capables d’acheminer davantage d’énergie vers les bâtiments, les infrastructures de recharge et les installations industrielles.
Le développement du stockage et de la flexibilité énergétique constitue également un enjeu majeur.

Ces solutions permettent notamment de mieux adapter la consommation aux périodes de disponibilité de l’électricité et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

La modernisation des réseaux, le pilotage des équipements et la capacité à déplacer certains usages dans le temps pourront contribuer à préserver l’équilibre du système électrique.

Bâtiments, transports et industrie : les secteurs concernés

L’électrification pourrait modifier progressivement les besoins énergétiques de nombreux secteurs.

Dans le bâtiment, le recours aux pompes à chaleur et aux équipements performants peut contribuer à réduire l’utilisation de combustibles fossiles.
Dans les transports, l’essor des véhicules électriques s’accompagne de besoins supplémentaires en recharge et en infrastructures adaptées.
Dans l’industrie, certains procédés utilisant aujourd’hui du gaz ou d’autres combustibles pourraient être remplacés par des solutions électriques, lorsque les contraintes techniques et économiques le permettent.

Cette évolution devra également s’accompagner d’efforts d’efficacité énergétique pour limiter l'augmentation des besoins.
La présidence turque a notamment proposé un objectif volontaire de réduction d’au moins 25 % de l’intensité énergétique des bâtiments d’ici 2035.

Quels enjeux pour les entreprises françaises ?

Pour les entreprises, l’électrification pourrait progressivement modifier la répartition des consommations entre le gaz, l’électricité et les autres sources d’énergie.

Le remplacement d’un équipement thermique par une solution électrique peut notamment entraîner de nouveaux besoins de puissance, des modifications du profil de consommation et des investissements techniques.

Avant de mettre en œuvre une transformation énergétique, il reste donc important d’étudier les caractéristiques des installations, les usages réels et les coûts d’exploitation.

Les conditions des contrats d'électricité, les puissances souscrites et les coûts d'acheminement constituent également des éléments à analyser.
L’électrification ne se limite pas au remplacement d’un combustible : elle implique une réflexion plus globale sur l'organisation et la maîtrise des consommations énergétiques.

COP31 : une conférence tournée vers la mise en œuvre des engagements climatiques

La COP31 entend accorder une place importante à la réalisation concrète des objectifs climatiques.

La présidence turque met en avant plusieurs engagements volontaires mondiaux pour 2035, notamment l’accélération de l’électrification, l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments et la réduction de la progression des déchets.

La France souhaite, pour sa part, faire reconnaître l’électrification propre comme une priorité des négociations internationales.

Les décisions qui seront éventuellement adoptées à Antalya devront être distinguées des ambitions annoncées avant l’ouverture de la conférence.
Pour les entreprises, cette évolution confirme l’importance croissante des enjeux d’efficacité énergétique, d’électrification et de transformation des usages.

Energies Assist accompagne les entreprises et les copropriétés dans l’analyse de leurs besoins énergétiques, l’optimisation de leurs contrats d’électricité et de gaz et l’adaptation de leurs conditions de fourniture à leurs consommations.

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