Actualité de l’énergie

Prix du gaz 2026 : évolution du marché de l’énergie et perspectives

September 2026
4 min

Depuis le début de l’année 2026, le prix du gaz en Europe évolue dans un contexte de forte volatilité. Après une période d’accalmie en 2024 et 2025, le marché de l’énergie a de nouveau été marqué par des tensions géopolitiques, des niveaux de stocks inférieurs aux standards saisonniers et une succession d’événements climatiques qui ont fortement influencé les prix.

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Les évènements ayant rythmé le marché du gaz (source M.ARNAL)

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Entre janvier et septembre 2026, le TTF est ainsi passé d’environ 28,91 €/MWh à plus de 80 €/MWh, avec plusieurs phases de baisse intermédiaires. Une évolution qui montre que le marché ne suit plus une tendance linéaire, mais alterne désormais entre détente et nouveaux épisodes de tension.

Prix du gaz en janvier 2026 : première remontée liée au froid

Le début de l’année est marqué par une vague de froid qui augmente la consommation énergétique en Europe.
Le prix du gaz TTF, autour de 28,91 €/MWh début janvier, remonte progressivement jusqu’à environ 40,46 €/MWh à la fin du mois.

Cette première hausse reste principalement liée aux fondamentaux du marché : baisse des températures, hausse de la consommation et diminution progressive des stocks de gaz européens.

À ce stade, le marché reste tendu, mais aucune véritable rupture n’est encore observée.

Février et mars 2026 : la crise géopolitique fait bondir le prix du gaz

La situation change brutalement à partir du 28 février 2026. Les tensions au Moyen-Orient et les perturbations autour du détroit d’Ormuz provoquent un choc important sur le marché mondial du gaz et du GNL.

Le prix du TTF bondit alors de 64 % en une semaine, atteignant environ 52,81 €/MWh le 6 mars.Quelques jours plus tard, le gaz européen grimpe jusqu’à environ 74 €/MWh.
Dans le même temps, les stocks de gaz européens tombent autour de 28,4 %.La géopolitique devient alors l’un des principaux facteurs de fixation des prix de l’énergie en Europe.

Avril 2026 : une baisse temporaire du prix du gaz

Début avril, l’annonce d’un cessez-le-feu provoque un recul du marché.Le TTF retombe autour de 43,46 €/MWh le 8 avril, soit une baisse importante par rapport au pic de mars.
Mais cette détente reste fragile.Le prix du gaz ne retrouve pas les niveaux observés en janvier et le marché continue d’intégrer une forte prime de risque liée aux tensions internationales.Cette situation va se répéter plusieurs fois au cours de l’année : le marché baisse temporairement avant de repartir à la hausse.

Mai et juin 2026 : le marché tente de se stabiliser

Au printemps, le marché de l’énergie devient particulièrement contrasté. Sur le marché de l’électricité, des épisodes de prix négatifs apparaissent en raison d’une production abondante et d’une consommation plus faible.

Le gaz, en revanche, reste sous tension. En juin, une amélioration du contexte diplomatique permet au TTF de redescendre autour de 40,84 €/MWh au 22 juin.Cette période constitue l’un des rares moments de véritable détente du marché en 2026.Mais là encore, la baisse sera de courte durée.

Juillet 2026 : les fortes chaleurs relancent la hausse du marché de l’énergie

L’été n’apporte pas le répit habituellement observé.
Les vagues de chaleur impactent le système électrique européen et notamment la disponibilité du parc nucléaire français. Le 14 juillet, environ 9,4 GW de capacités nucléaires sont indisponibles ou réduites.

Lorsque la production nucléaire, hydraulique ou éolienne diminue, les centrales thermiques peuvent être davantage sollicitées, ce qui soutient indirectement la demande de gaz. À la fin du mois de juillet, le TTF remonte ainsi autour de 62,50 €/MWh.
Les stocks européens restent également relativement faibles, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur le marché.

Août 2026 : le prix du gaz poursuit sa progression

La tension se poursuit pendant le mois d’août. Les stocks progressent, mais pas suffisamment pour rassurer totalement les marchés.

Le 21 août, le TTF atteint environ 66,96 €/MWh, soit son plus haut niveau depuis plusieurs années. Dans le même temps, l’indisponibilité du parc nucléaire français atteint 20,4 % le 12 août, un niveau particulièrement élevé.
Le marché européen se retrouve alors exposé simultanément à plusieurs risques : disponibilité du nucléaire, niveau des stocks, importations de GNL et tensions géopolitiques.

Septembre 2026 : le prix du gaz dépasse les 80 €/MWh

Septembre marque une nouvelle accélération.

À l’approche de l’hiver, les marchés accordent une importance croissante au niveau des stocks de gaz européens. Les tensions géopolitiques persistent et les opérateurs cherchent à sécuriser leurs approvisionnements. Résultat : le TTF dépasse ponctuellement 81 €/MWh autour du 15 septembre.

Cette hausse confirme une tendance majeure observée depuis le début de l’année : les phases de détente sont de plus en plus courtes, tandis que les épisodes de hausse sont de plus en plus rapides.

Stocks de gaz européens : pourquoi leur niveau inquiète le marché

Le niveau des stocks de gaz en Europe est l’un des indicateurs les plus suivis actuellement. Après être tombés autour de 28,4 % en mars, les stocks remontent progressivement :

- fin juin, ils atteignent environ 46 % ;
- fin juillet, environ 54,2 % ;
- mi-septembre, environ 66 % ;
- début octobre, environ 72 %.

La remontée est réelle, mais elle reste inférieure aux niveaux habituellement observés avant l’hiver. Cela ne signifie pas nécessairement un risque de pénurie, mais cela réduit la marge de sécurité du marché. Un hiver froid ou une nouvelle difficulté d’approvisionnement pourrait rapidement provoquer une nouvelle hausse des prix du gaz.

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Source analyse M.ARNAL

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Pourquoi le prix du gaz reste-t-il aussi volatil en 2026 ?

Plusieurs facteurs expliquent la volatilité actuelle du marché du gaz.

Le premier est géopolitique.
Une partie importante du commerce mondial de gaz naturel liquéfié transite par des zones stratégiques. Lorsqu’une tension apparaît autour d’un détroit ou d’une route maritime, les marchés anticipent immédiatement un risque sur l’offre.

Le deuxième facteur est le niveau des stocks européens.
Plus les réserves sont faibles, plus l’Europe doit acheter du gaz sur les marchés internationaux pour préparer l’hiver.

Enfin, l’Europe reste en concurrence avec l’Asie pour attirer les cargaisons de GNL.Lorsque la demande asiatique augmente, les prix peuvent rapidement progresser.

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Gaz et électricité : deux marchés de plus en plus liés

Même si le gaz est au cœur des tensions actuelles, le marché de l’électricité reste lui aussi très surveillé.
La France bénéficie d’un parc nucléaire important, ce qui réduit son exposition directe au gaz par rapport à certains pays voisins.

Mais cette protection n’est pas totale.
Les vagues de chaleur, la faible production hydraulique, les indisponibilités nucléaires ou les périodes de faible production éolienne peuvent soutenir les prix de l’électricité.

Dans ces situations, les centrales fonctionnant au gaz peuvent être davantage sollicitées.Le prix du gaz peut donc indirectement influencer le prix de l’électricité.

Une volatilité du marché de l’énergie devenue structurelle

L’une des principales caractéristiques de 2026 est l’alternance entre mouvements de baisse et remontées brutales. Le marché peut perdre plusieurs euros par MWh après une annonce diplomatique, puis repartir fortement à la hausse quelques jours plus tard.

Cette situation rend les décisions de contractualisation plus complexes.Attendre systématiquement une baisse du marché peut représenter un risque, car une période de détente peut être rapidement effacée par un nouvel événement géopolitique ou climatique.

La question n’est donc plus uniquement de savoir si les prix sont hauts ou bas, mais également à quel moment sécuriser un contrat.

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Prix du gaz en octobre 2026 : un marché toujours sous tension

Début octobre, plusieurs fondamentaux s’améliorent légèrement.
Les flux norvégiens augmentent, les arrivées de GNL progressent et les températures restent relativement douces.

Pourtant, le marché reste nerveux.

Les opérateurs continuent d’intégrer une prime de risque importante pour l’hiver 2026-2027. La principale inquiétude concerne désormais la capacité de l’Europe à passer l’hiver sans trop réduire ses stocks.
Un niveau de stockage très faible au printemps 2027 obligerait en effet les pays européens à acheter davantage de gaz durant le printemps et l’été suivant.

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Quelles perspectives pour le prix du gaz en 2027 ?

Les prix du gaz pourraient évoluer dans les deux sens au cours des prochains mois. Un hiver doux, une normalisation des flux de GNL et une amélioration de l’offre mondiale pourraient entraîner une baisse.

À l’inverse, un hiver froid, une nouvelle crise géopolitique ou un problème d’approvisionnement pourraient relancer rapidement les prix. La situation actuelle reste donc difficile à anticiper.

Pour les entreprises et les copropriétés, il devient essentiel de surveiller plusieurs indicateurs simultanément : prix du gaz, échéances calendaires, niveau des stocks, situation géopolitique et date de fin du contrat actuel.


Prix du gaz 2026 : ce qu’il faut retenir

Depuis janvier 2026, le marché du gaz européen a connu une évolution spectaculaire.
Le TTF est passé d’environ 29 €/MWh en début d’année à plus de 80 €/MWh en septembre, avec plusieurs phases intermédiaires de baisse.
Le marché reste aujourd’hui exposé à trois grands risques : la géopolitique, les stocks européens et les conditions climatiques. La principale caractéristique de 2026 est donc moins la hausse elle-même que l’absence de véritable stabilisation du marché.

Dans ce contexte, le suivi du marché et le choix du moment de contractualisation deviennent particulièrement importants pour les professionnels.

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Energies Assist accompagne les professionnels face à la hausse du prix de l’énergie

Dans un marché où les prix du gaz et de l’électricité peuvent évoluer fortement en quelques semaines, Energies Assist accompagne ses clients dans le suivi du marché, l’analyse de leurs contrats et la mise en concurrence des offres disponibles.

L’objectif est simple : permettre aux entreprises et copropriétés de prendre leurs décisions avec une meilleure visibilité sur leur consommation, leurs contrats et les conditions du marché.

Votre contrat d’électricité ou de gaz arrive prochainement à échéance ? Energies Assist peut vous accompagner dans l’étude et la renégociation de vos contrats d’énergie.

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