
C'est confirmé : le prix repère du gaz va augmenter de 6,6 % TTC au 1er novembre 2026. Après les hausses de septembre et d'octobre, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) vient d'annoncer une nouvelle augmentation qui intervient au début de la saison de chauffe.
Quel impact sur les factures de gaz ? Quels contrats sont concernés ? Et quelles conséquences pour les professionnels et les copropriétés ?
L'annonce est officielle. Dans son communiqué du 12 octobre 2026, la Commission de régulation de l'énergie confirme une augmentation de 6,6 % TTC du prix repère de vente du gaz naturel (PRVG) à compter du 1er novembre 2026.
Concrètement, le prix repère moyen passera de 182,88 €/MWh TTC en octobre à 194,90 €/MWh TTC en novembre, soit une augmentation de 12,02 €/MWh.
Cette nouvelle hausse intervient après celle de 6,3 % enregistrée en octobre, confirmant une succession d'augmentations à l'approche de l'hiver.
Pour les consommateurs dont le contrat est indexé sur le prix repère, cette évolution se répercutera directement sur le coût du gaz consommé.
Cette augmentation s'explique principalement par la hausse des coûts d'approvisionnement sur les marchés de gros du gaz.
Selon la CRE, les prix observés en septembre ont progressé par rapport à ceux d'août, entraînant mécaniquement une révision du prix repère pour novembre.
En effet, le prix repère comprend trois composantes principales :
Pour novembre 2026, seule la composante liée à l'approvisionnement évolue. La hausse annoncée ne résulte donc pas d'une augmentation des taxes ou des tarifs de réseau.
Au-delà de cette évolution mensuelle, le marché européen du gaz reste marqué par une forte volatilité.
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les incertitudes sur les approvisionnements et les perturbations des échanges énergétiques internationaux ont contribué à une augmentation importante des cours du gaz.
L'indice TTF, principale référence du marché européen, a ainsi fortement progressé depuis fin février. Selon les informations relayées par l'AFP le 12 octobre, les cotations des contrats de livraison de novembre sont passées d'environ 31 €/MWh à près de 83 €/MWh sur la période considérée.
Ces tensions renforcent les incertitudes sur l'évolution des prix dans les prochains mois, alors même que la consommation de gaz augmente avec l'arrivée de l'hiver.
D'après les estimations de la CRE, la hausse du 1er novembre pourrait entraîner une augmentation moyenne de 12 € TTC sur la facture de novembre pour les consommateurs dont l'offre est indexée sur le prix repère.
Et l'impact ne se limite pas au mois de novembre. Si les conditions restent relativement stables jusqu'à la fin de l'année, la CRE estime que la facture annuelle moyenne de gaz en 2026 pourrait être supérieure de 11 % à celle de 2025, soit environ 135 € TTC supplémentaires.
Cette estimation reste toutefois dépendante de l'évolution des prix et de la consommation réelle des ménages.
Non. L'augmentation de 6,6 % concerne le prix repère de vente du gaz, un indicateur publié chaque mois par la CRE depuis la disparition des tarifs réglementés en juillet 2023.
Ce prix sert de référence pour comparer les offres, mais il ne constitue pas un tarif obligatoire pour les fournisseurs.
Son impact dépend donc du type de contrat souscrit :
Il est donc essentiel de vérifier les conditions de son contrat pour connaître l'impact réel de cette annonce.
Si le prix repère publié par la CRE concerne les consommateurs résidentiels, son évolution reflète également les tensions observées sur les marchés de l'énergie.
Pour les entreprises, commerces, restaurants, hôtels et copropriétés, les conséquences dépendent principalement du contrat de fourniture de gaz en cours.
Les professionnels disposant d'un contrat à prix fixe bénéficient d'une meilleure visibilité sur leurs coûts d'approvisionnement jusqu'à leur prochaine échéance, sous réserve des clauses contractuelles.
En revanche, les contrats indexés sur les marchés peuvent subir des variations tarifaires selon leur formule de calcul.
Dans ce contexte, les entreprises et les copropriétés dont les contrats de gaz arrivent à échéance fin 2026, en 2027 ou au premier semestre 2028 ont tout intérêt à étudier dès maintenant les conditions de leur renouvellement.
Les fournisseurs établissent leurs propositions commerciales en tenant compte des prix de marché pour les périodes de livraison concernées. Une hausse des cotations peut donc avoir un impact sur les tarifs proposés, y compris pour des contrats dont la prise d'effet est prévue plusieurs mois plus tard.
Anticiper permet notamment de comparer plusieurs fournisseurs, d'étudier les durées d'engagement et d'identifier les conditions tarifaires disponibles avant l'échéance.
Il ne s'agit pas nécessairement de changer immédiatement de fournisseur, mais de disposer d'une meilleure visibilité pour prendre une décision adaptée à sa situation.
Face à la volatilité des marchés, plusieurs actions permettent aux professionnels et aux gestionnaires de copropriétés de mieux maîtriser leurs dépenses énergétiques.
Vérifier les conditions de son contrat constitue une première étape essentielle : prix fixe ou indexé, durée d'engagement, date d'échéance et conditions de renouvellement.
Il est également important de comparer les offres des fournisseurs en tenant compte de l'ensemble des composantes tarifaires, et pas uniquement du prix du kilowattheure.
Enfin, anticiper les prochaines échéances permet d'éviter de devoir négocier dans l'urgence, particulièrement lorsque les prix du marché sont instables.
Chez Energies Assist, nous accompagnons les professionnels et les syndics de copropriété dans l'analyse de leurs contrats de gaz, la mise en concurrence des fournisseurs et l'optimisation de leurs dépenses énergétiques.
Votre contrat arrive à échéance en 2026, 2027 ou au premier semestre 2028 ? Une étude tarifaire peut vous permettre d'évaluer les conditions actuellement disponibles et d'anticiper votre prochain renouvellement.
Avec une augmentation de 6,6 % TTC au 1er novembre 2026, le prix repère du gaz poursuit sa progression pour le troisième mois consécutif.
Cette nouvelle annonce intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés énergétiques européens.
Si tous les contrats ne sont pas directement concernés par cette hausse, elle rappelle l'importance de surveiller l'évolution des prix du gaz et d'anticiper ses prochaines échéances contractuelles.
Pour les professionnels et les copropriétés, mieux vaut disposer d'une visibilité sur les conditions du marché avant le renouvellement de leur contrat.
Découvrez tous nos autres articles de blog sur le sujet.